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    Ouvert sur la baie du Bénin dans le golfe de Guinée, le Togo occupe une étroite bande de terre en Afrique de l'ouest, entre le Ghana et le Bénin. Sa plus grande largeur n’est que de 160 km, pour 579 km de longueur.


                                             * Relief

    Le relief togolais consiste principalement en deux plaines couvertes de savanes séparées par la chaîne du Togo, orientée du nord-est au sud-ouest.

    Le Togo est généralement divisé en six régions géographiques. La côte sableuse est bordée de [tidal flats] et de lagons peu profonds. Les lacs sont nombreux, le plus grand étant le lac Togo.

Plus au nord, entre 60 et 90 mètres d’altitude, le plateau du Ouatchi s’étend sur une trentaine de kilomètres. On l’appelle parfois Terre de barre en raison de son sol rougeâtre, riche en fer. Au nord-ouest du plateau du Ouatchi se trouve le bassin du Mono.

    Les monts Togo traversent le pays du nord-est au sud-ouest en direction du Ghana, où ils prennent le nom d'Akwapim, et du Bénin, où ils se nomment alors Atakora. Le point culminant du Togo est le mont Agou, à 986 mètres.

    Au nord des monts Togo, l’Oti, un des principaux affluents de la Volta, traverse un plateau sableux recouvert de savane.

    L’extrême nord-ouest du Togo, composé de granite et de gneiss, est plus abrupt avec notamment les falaises de Dapaong.

 

                                      * Climat        

    Le climat du Togo est tropical. La moitié sud connaît deux saisons humides par année, d’avril à juin puis de septembre à octobre. Avec 890 millimètres de précipitations annuelles, la côte est la région la plus sèche du pays.

    Il n’y a qu’une saison des pluies dans la moitié nord du pays, de juin à septembre. Les précipitations moyennes se montent à 1200 millimètres par année, généralement concentrées sur les quatre mois d’été. L’harmattan se lève régulièrement durant l’hiver.

    Les variations annuelles de température sont plus faibles au sud (de 23° à 32° C) qu’au nord (de 18° à 38° C).


                                 * Exploitation du sol

    Terres arables : 38 %
    Cultures permanentes : 7 %
    Pâturages permanents : 4 %
    Forêts : 15 %

    Ressources naturelles : phosphates, grès, marbre.


                                 * Environnement

    Les informations suivantes sont issues du profil environnemental du Togo cité en référence.


          État de l'environnement

 

   Le développement du Togo a entraîné une dégradation importante de l’environnement qui se manifeste au niveau : 

 

   Les sols : 85 % des sols cultivables sont aujourd'hui dégradés physiquement, chimiquement et biologiquement. Limité dans les années 70 au Sud-Est du Pays, ce phénomène affecte maintenant toutes les zones peuplées. La politique de développement agricole mise en œuvre depuis 1966 en est à l'origine, tout comme l'exploitation minière et le BTP.

 

    L'eau : si les précipitations, les eaux superficielles ou souterraines sont abondantes, cette ressource est mal gérée et est donc confrontée à une surexploitation, à une pollution agricole, industrielle et domestique des eaux superficielles. Enfin, les aquifèrescôtiers sont affectés par l’intrusion des eaux marines.

 

    Les forêts : la diminution de la fertilité des sols a conduit les agriculteurs à défricher 212 000 ha entre 1992 et 1999. Les zones boisées sont également soumises à une exploitation importante pour produire du bois de chauffage. Cette déforestation entraîne une réduction de la biodiversité, un changement du climat, un envasement des cours d'eau... Le reboisement n'est pas suffisant.

 

    La biodiversité : le Togo est l'un des points chauds de biodiversité par la présence de la forêt guinéenne de l'Ouest africain. Cependant, la panthère, l'éland de Derby, le chimpanzé ont probablement disparu. Quand à eux, le lion, le lycaon, le bongo, la sitatunga, le cercopithèque diane, le colobe bai, le colobe noir et le blanc d’Afrique de l’Ouest et le lamantin sont fortement menacés de disparition tandis que l’effectif de la population d’éléphants est tombé à un niveau critique.

    L’exploitation forestière, les feux de brousse, le défrichement intensif des terres, la pollution de l'eau ainsi que l’exploitation abusive des espèces pour l’alimentation humaine, le trafic d'animaux et le tourisme et la médecine traditionnelle constituent les principales menaces.
    Si les parcs, les réserves ont eu un réel impact, la population les a remis en cause au début des années 90. État y remédie désormais en mettant en place une gestion participative de ces aires.

 

    Les ressources énergétiques : Les 1 500 000 tonnes d'équivalent pétrole de consommation annuelle se répartissent de la manière suivante :
        80 % bois ;
        16 % produits pétroliers ;
        4 % électricité.

    Les conséquences en sont la pollution de l'air, perte de ressources naturelles, érosion de biodiversité, poids de la facture énergétique...

 

   Des déchets : les déchets ménagers, les eaux usées ne sont pas gérés, ce qui a des conséquences sanitaires.

 

    Du climat : La réduction de la surface forestière, la combustion des ressources énergétiques ont une action sur le climat. De 1961 à 2000, la moyenne des températures augmente de 0,5 à 0,8°C du sud au nord, la pluviométrie diminue de 2,22 mm/an à 3,3 mm/an et le nombre de jours de pluie se réduit de 10,6 jours /an à 14,4 jour /an selon les milieux ) tandis que le rapport entre les niveaux de précipitation et d’évapotranspiration se situe en dessous de 0,75 dans plusieurs localités indiquant une nette tendance à l’aridité.

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