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                        SITUATION DES DÉMUNIS AU TOGO
 
 

      Education et équité de genre

 

 - L’éducation est une des conditions essentielles à la réduction de la pauvreté, à la protection des enfants et à la responsabilisation des femmes.

- C’est par l’éducation que se transmettent les valeurs des Droits de l’Homme et de la démocratie.

- Offrir à chaque enfant une éducation de base, complète et de qualité est une priorité pour le Togo.

  • 75 enfants sur 100 sont scolarisés, mais un quart des enfants togolais ne fréquentent pas l’école primaire.

     • 44,5% des femmes entre 15 et 24 ans ne sont pas alphabétisées.

     • Seuls 52% des enfants en âge d’entrer à l’école primaire  sont inscrits en première année du  cycle primaire.

     • Seuls 23 enfants sur 100 en âge d’achever le cycle primaire l’ont terminé.

- Si la différence entre la scolarisation des filles et des garçons est équilibrée au niveau national, 71,8% des filles et 77,3% des garçons sont scolarisés, les disparités  entre régions s’avèrent inquiétantes.

     • Lomé enrégistré un taux net de scolarisation de 89% des enfants alors que les régions de Kara et Savanes enregistrent respectivement seulement, 64% et 48% d’enfants scolarisés.

     • Seuls 46 filles et 58 garçons sur 100 sont scolarisés dans la région de Savanes contre 88 filles et 95 garçons sur 100 dans la commune de Lomé.

 

     OBJECTIFS 2008-2015

 

- En plaçant l’enfant au centre des préoccupations politiques, associatives, familiales et communautaires, les enfants togolais pourront bénéficier d’une meilleure éducation et de la création d’un environnement protecteur. Autant de conditions nécessaires au bon développement de l’enfant.

- L’accès et le maintien des enfants de 5 à 15 ans jusqu’à la fin du cycle primaire est amélioré :

    • Le taux net de scolarisation passe de 75,7% à 90%.

    • La parité entre les sexes passe de 0,9 à 1.

    • Le taux d’achèvement net de scolarisation passe de 23% à 50%.

- D’ici 2015, 100% des enfants ont un accès égal et facile à une scolarité gratuite et de qualité atteignant l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD), en matière d’éducation. 

 

        Maltraitance et abus

 

    Selon une étude réalisée par l’association Enfants Ruraux, environ 1 enfant togolais sur 4 fait l’objet de corrections physiques sévères. Pourtant, la législation togolaise interdit les châtiments corporels aussi bien en milieu scolaire, familial qu’institutionnel.

    Ces violences et maltraitances ont lieu chaque jour dans les écoles. En outre, les professeurs n’hésitent pas à employer les manières fortes et cruelles pour que les élèves leur obéissent au doigt et à l’œil.Ces punitions sont parfois subies pour des raisons totalement inconcevables. Ainsi par exemple, un enfant blessé qui ne peut participer aux travaux physiques serra battu à défaut d’être exploité économiquement.Pour mettre fin à ces pratiques incontestablement contradictoires avec la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le Togo doit avant tout trouver et ancrer dans les mœurs d’autres moyens alternatifs ne recourant pas à la violence.

 

      Travail des enfants

 

     Près de 30 % des enfants sont malheureusement obligés de travailler au Togo. Les jeunes filles sont employées dans des travaux physiques et laborieux. Ainsi, beaucoup de petites togolaises, appelées enfants « portefaix », sont exploitées pour le transport des fardeaux d’un étal à l’autre. Les conditions sont impitoyables et les efforts requis exténuants.

     D’autres jeunes filles sont contraintes de se prostituer pour subvenir aux besoins de leur famille. Leur situation est alors inhumaine : maladies sexuellement transmissibles, grossesses indésirables, tortures et mauvais traitements. Elles ne se remettent généralement jamais de ce qu’elles sont amenées à vivre dès leur plus jeune âge.

    D’autres enfants sont également employés dans les milieux agricoles. Ils travaillent dans les champs et sont alors exposés à de graves risques d’atteintes à leur vie : maladies, morsures et tortures.Le plus grave est que ce travail, qui s’apparente sérieusement à de l’esclavage, est parfois mis en œuvre dans le cadre scolaire. Les enseignants profitent ainsi de leurs élèves pour leur propre bien être et exploitent ces enfants sans scrupules à leurs fins économiques.​

 

        Mariage des enfants

 

     Au Togo, près d’un quart des jeunes filles sont contraintes de se marier avant l’âge de 18 ans.On les prépare d’ailleurs très tôt à leur future situation d’épouse. Mais, ces mariages ont souvent des conséquences graves sur la santé des jeunes filles qui ne comprennent pas encore les conséquences qu’entraine le mariage.

 

​         Droit à l’identité

 

    Plus de 20 % des naissances ne sont pas officiellement déclarées aux autorités publiques togolaises. Ainsi, ces enfants n’ont pas d’identité officielle, ni de nationalité.Cela entrainera de très grandes difficultés pour ces personnes, puisqu’elles ne pourront pas jouir de leurs droits car elles seront considérées comme invisibles aux yeux de la société.​

 

        Droit à la santé

 

    L’une des plus graves préoccupations en matière de santé au Togo est la prévalence du virus du Sida. On estime à environ 120 000 personnes, le nombre de togolais vivant avec le VIH. Ce problème est très préoccupant vis-à-vis de la situation des enfants. En effet, en raison du manque de structures et de matériel de dépistage, il arrive très fréquemment que les mères transmettent le virus à leurs bébés.De plus, si les enfants échappent à la transmission du virus, beaucoup d’entre eux se retrouvent orphelins suite au décès de leurs parents. Ainsi, 66 000 jeunes togolais seraient orphelins du Sida.D’autres maladies affectent parfois gravement la santé des enfants.

    En outre, le manque de structures et de matériels médicaux, ainsi que l’insuffisance d’hygiène et de sensibilisation des populations font que des maladies parfois bénignes atteignent des proportions très dangereuses pour la santé des togolais. Paludisme, infections respiratoires, pneumonie, diarrhées et rougeole entrainent quotidiennement, la mort de jeunes enfants.

 

​        Enfants handicapés

 

    Les conditions de vie des personnes handicapées sont déplorables au Togo. Les enfants en situation de handicap sont largement discriminés, ils ne disposent pas de chances égales à celles de tout autre enfant, que ce soit en matière de santé, d’éducation ou de travail. Ainsi, en raison du manque de structures adaptées et de personnel qualifié pour prendre soin de ces enfants, ces derniers se retrouvent fréquemment contraints de vivre dans les rues, entre mendicité et ignorance, voire mépris des passants.Plus grave encore, le droit à la vie de ces enfants handicapés leur est parfois retiré. De la sorte, l’infanticide de ces enfants persiste ; les parents leur ôtant la vie sous prétexte qu’ils sont signes de malheur ou de mauvais présages.

 

 

 

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